Al-'Adiyat, « Les Coursiers », est la centième sourate — 11 versets révélés à La Mecque.1 Elle s'ouvre sur un jaillissement de mouvement : « Par les coursiers qui halètent », « qui font jaillir des étincelles », « qui attaquent au matin », « et font ainsi voler la poussière », « et pénètrent au centre de la troupe ennemie ».2

De quoi il s'agit

Les serments mènent à un diagnostic de l'être humain : « L’homme est, certes, ingrat envers son Seigneur » ; « et pourtant, il est certes, témoin de cela » ; « et pour l’amour des richesses il est certes ardent ». La sourate demande ensuite : « Ne sait-il donc pas que lorsque ce qui est dans les tombes sera bouleversé », « et que sera dévoilé ce qui est dans les poitrines », « ce jour-là, certes, leur Seigneur sera Parfaitement Connaisseur d’eux ? »3

Pourquoi c'est important

Al-'Adiyat utilise une image que ses premiers auditeurs connaissaient bien — le cheval de guerre à l'assaut, se dépensant pour son cavalier — pour faire honte à l'ingratitude humaine envers Allah. Elle désigne l'amour des richesses comme l'une des racines de cette ingratitude, et rappelle qu'au Dernier Jour, ce ne sont pas seulement les actes, mais aussi ce qui est caché dans le cœur qui sera mis au jour. Pour lire Al-'Adiyat en arabe avec des traductions et la récitation, ouvrez-la sur Quran.com.